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29.04.2008

Des cocos débiles...

par Jean-François VANDERPOTTE

Même dans la Somme, le Jacky Hénin local existe... en plus violent ! quoique...

SOURCE : LE FIGARO

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Querelles picrocholines au conseil régional de Picardie. Le conseiller communiste dissident et député de la Somme, Maxime Gremetz, est accusé de violences par un conseiller général socialiste, Gilles Seguin, qui a porté plainte contre lui lundi.

Tout commence lundi matin, à la reprise de la session du conseil régional. Selon un communiqué du groupe socialiste, Maxime Gremetz «insulte plusieurs de ses collègues» PS, avant de «s'en prendre physiquement» à Gilles Seguin qu'il «frappe d'un coup de coude, bouscule» et finit par «violemment» jeter à terre. Gilles Séguin, «qui souffre d'insuffisance respiratoire» et «est reconnu invalide», est hospitalisé «en observation» durant quelques heures avant d'aller porter plainte.

Maxime Gremetz donne une tout autre version de l'incident. Il affirme au contraire avoir «été agressé» et «insulté» par des membres de la majorité «très en colère» parce que «le quorum n'avait pas été atteint». Ils «se sont jetés sur moi pour me faire sortir», raconte l'élu communiste, pour qui «Seguin s'est aidé à tomber». Et Gremetz de demander la mise à disposition de l'enregistrement de la séance.

GREMETZ, une personnalité controversée 

Quant à l'opposition UMP-UDF-Modem-NC, elle renvoie dos-à-dos les deux hommes et rappelle que la querelle entre Maxime Gremetz et les élus socialistes n'est pas nouvelle. Tout partirait d'une vieille rivalité entre l'élu apparenté communiste et Claude Gewerc, président socialiste de la région Picardie.

En 2006, Gremetz a perdu son poste de vice-président du conseil régional. L'année précédente, en 2005, Gewerc lui avait déjà retiré sa délégation à Gremetz, qui avait pourtant fusionné ses listes avec celles du PS au régionales de l'année précédente. Motif invoqué : Maxime Gremetz aurait été élu au conseil d'administration de l'agence régionale d'hospitalisation (ARH) avec l'aide de voix FN.

L'élu communiste a porté plainte en diffamation et gagné contre le président socialiste du conseil régional. Mais la section locale du PC a retiré sa carte à l'élu. Ce dernier s'est à nouveau tourné vers la justice, qui lui a donné raison.

Personnage controversé, Maxime Gremetz a déjà été reconnu coupable de violences en 2000 pour avoir, deux ans auparavant, débarqué en voiture au milieu d'une cérémonie officielle pour se battre avec des élus locaux.

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