17.07.2008

Les prises "d'otages" des enseignants sont terminées...

par Jean-François VANDERPOTTE

Les parents mais surtout les enfants ne seront plus pris en "otages" par les municipalités de gauche et des syndicats réactionnaires. Ce mercredi, l'Assemblée Nationale l'a décidé autrement. La LOI rend obligatoire l'accueil des élèves en cas de grève ou d'absence des professeurs. Il était temps...

SOURCE : AFP

 

L'Assemblée nationale a adopté mercredi en fin de journée le projet de loi controversé qui impose l'accueil à l'école des enfants de maternelle et de primaire, en cas de grève ou d'absence "imprévisible" d'un professeur qui n'aurait pu être remplacé. Les députés ont étendu cette obligation aux élèves des écoles privées sous contrat avec l'Etat et fixé à 25% d'enseignants grévistes par école le seuil de déclenchement de la procédure d'accueil par les communes.

 

Selon le texte soumis aux députés, l'enfant bénéficie d'un d'accueil lorsque les enseignements, "par suite de l'absence ou de l'empêchement du professeur habituel de l'élève et de l'impossibilité de le remplacer". Accusé par la fédération de parents d'élèves FCPE et l'opposition de vouloir transformer "l'Education nationale en garderie nationale", Xavier Darcos (Education) a assuré que le remplacement des enseignants par l'Etat restait la règle "sauf cas d'exception majeure et immédiate où on accueille" les élèves. En cas de grève "d'une ampleur limitée, l'Etat est en mesure d'assurer l'accueil des élèves avec ses propres personnels", a précisé M. Darcos.

Si l'ampleur est importante, "les communes reçoivent mission d'organiser l'accueil", a ajouté M. Darcos. "Voilà la réalité, tout autre exégèse relève soit du procès d'intention, soit de la volonté de polémiquer à tout prix". Mais le ministre n'a pas convaincu l'opposition: "Nous (avons) un texte qui institue un droit d'accueil en cas d'absence d'un professeur et pas les absences en cas de grève", a jugé Patrick Roy (PS), en demandant que "la mention grève", qui ne figurait pas dans le texte gouvernemental, y soit inscrite.

Le ministre a donc accepté une nouvelle modification du texte afin de préciser, par amendement, les cas de mise en place de l'accueil: "absence imprévisible du professeur, impossibilité de le remplacer" et "grève". Delphine Batho (PS) a craint que "petit à petit, le service d'accueil ne retombe sur la tête des communes, même lorsqu'il ne s'agit pas de cas de grève". Le texte donne obligation aux communes d'organiser l'accueil, si le nombre de grévistes atteint, par école, 25% des enseignants.

Fixé dans un premier temps à 10%, le seuil avait été porté à 20% par le Sénat. A la demande du président de l'Association des maires de France, Jacques Pélissard (UMP), M. Darcos a accepté de le relever. En contre-partie, les communes percevront une compensation de l'Etat. M. Darcos a promis qu'elle s'élèverait à "11O euros" par jour. Par ailleurs, l'Etat, et non le maire, endossera la responsabilité pénale de l'accueil.

"Vous avez décidé de mettre à mal le droit de grève sans le dire. Comme l'a dit Nicolas Sarkozy, vous voulez que les grèves soient sans effet. Vous faites de l'accueil pour que les grèves ne soient pas visibles", a dénoncé François de Rugy (Verts). Le texte impose par ailleurs que l'Etat et les syndicats mènent une "négociation préalable", dans un délai de huit jours maximum, avant tout dépôt d'un préavis de grève. Les enseignants devront déclarer individuellement à leur hiérarchie leur intention de faire grève "48 heures à l'avance".

Le texte doit à présent être soumis à une commission mixte paritaire (CMP, 7 sénateurs, 7 députés) avant son adoption définitive, les 23 ou 24 juillet, pour une entrée en vigueur dès la rentrée de septembre.

05.07.2008

Une France qui change enfin...

par Jean-François VANDERPOTTE - SOURCE : LE FIGARO

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Présent au conseil national du parti de la majorité consacré à l'Europe, le chef de l'Etat a fait l'éloge de ses réformes et critiqué une nouvelle fois la Banque centrale européenne.

C'est presque un discours de campagne auquel Nicolas Sarkozy s'est livré samedi devant les ténors de l'UMP réunis pour un conseil national consacré à l'Europe. En présence du président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso et du président du Parlement européen Hans-Gert Pottering, le chef de l'Etat a vanté les mérites de ses réformes, expliquant que la France «est en train de changer» et «cela beaucoup plus profondément qu'on ne le croit».

Première preuve de ce changement selon Nicolas Sarkozy, le fait que «désormais, quand il y a une grève en France, plus personne ne s'en aperçoit». Un tacle appuyé en direction des syndicats, qui a déclenché des tonnerres d'applaudissements de la part des 2.000 cadres de l'UMP présents à la Maison de la Mutualité à Paris.

Autre point positif aux yeux du chef de l'Etat, le fait que «désormais, on peut dire que le problème de la France, c'était qu'on ne travaillait pas assez, alors que le monde ne nous attend pas. On peut réformer profondément les 35 heures, désormais on peut faire la politique pour laquelle on a été élu».

Sarkozy tacle la BCE

Ce satisfecit sur les réformes n'a pas empêché Nicolas Sarkozy d'évoquer l'Europe, thème central de ce conseil national. Si le chef de l'Etat et président en exercice des 27 estimes que l'Union européenne est «la plus belle idée du XXe siècle», il n'hésite pas non plus à faire part de ses critiques. Notamment contre sa bête noire : la Banque centrale européenne (BCE) de Jean-Claude Trichet, qui vient de relever d'un quart de point les taux d'intérêts à 4,25%.

Nicolas Sarkozy s'est ainsi demandé s'il était «raisonnable de porter les taux européens à 4,25% alors que les Américains ont des taux à 2%», estimant qu'il s'agissait d'«un dumping monétaire qui met à genoux les entreprises européennes qui veulent continuer à exporter».

Jose Manuel Barroso, quant à lui, a profité de sa présence au Conseil National pour appeler à «terminer le processus de ratification» du traité de Lisbonne, malgré le «non» irlandais.

Attaques tous azimuts contre la gauche

Après les discours du chef de l'Etat et des responsables de l'Union, les ténors de l'UMP qui se sont exprimés à la tribune ont préféré consacrer leurs interventions à une série d'attaques contre le PS. François Fillon a ainsi dénoncé la «confusion idéologique» de la gauche, Patrick Devedjian parlant pour sa part de «cimetière des idées mortes».

Xavier Bertrand et Christian Estrosi ont quant à eux choisi de s'en prendre à Ségolène Royal, qui avait dénoncé la «récupération» par Nicolas Sarkozy de la libération d'Ingrid Betancourt . Xavier Bertrand a critiqué un manque de «sens des responsabilités» tandis que Christian Estrosi lâchait : «Ségolène Royal a l'humanité d'un bigorneau».

22.05.2008

Pour Bertrand DELANOE, son homosexualité n'est pas un problème

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15.05.2008

Bientôt un «droit à l'accueil» des élèves

SOURCE : LE FIGARO

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Nicolas Sarkozy promet un projet de loi «avant l'été», qui obligera les communes à recevoir les enfants quand les enseignants seront en grève.
«Je respecte le droit de grève, une liberté fondamentale garantie par la Constitution. Mais lorsque la grève touche les services publics, et en particulier l'Education nationale, elle crée des difficultés». Dans une brève allocution jeudi en fin d'après-midi, Nicolas Sarkozy a voulu répondre aux enseignants qui faisaient grève.

S'il assure «respecter le droit de grève», le chef de l'Etat explique que les mouvements sociaux dans l'éducation posaient des «difficultés fondamentales» posées aux parents pour faire garder leurs enfants. Il a donc demandé au gouvernement de déposer «avant l'été» un projet de loi pour mettre fin à cette situation.

Les grévistes devront se déclarer 48 heures à l'avance

Celui-ci instaurera un «droit à l'accueil des enfants» pendant les jours de grève. Son financement sera assuré par l'Etat, mais l'organisation de cet accueil sera à la charge des communes, qui «devront proposer des solutions». Car, insiste Nicolas Sarkozy, si «le droit de grève est un droit garanti par la constitution», «le droit du travail aussi doit être garanti».

Autre mesure annoncée par Nicolas Sarkozy, l'obligation pour les enseignants de se déclarer grévistes 48 heures à l'avance, afin de «permettre d'organiser un accueil des élèves».

Cette annonce généralise donc le principe d'un «service minimum» à l'école, pour l'instant du seul ressort des communes. Pour la journée de jeudi, près de 3.000 communes avaient mis en place un service d'accueil des élèves, sur 22.500 ayant au moins une école. La plupart des municipalités de gauche refusent de mettre en place ce dispositif qu'elles jugent contraire au droit de grève.